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Porsche Cayenne

Dans l’air du temps

Le SUV de luxe qui a permis à Porsche de changer de dimension renforce ses prestations et accueille une motorisation hybride.

Plus de 270 000 clients dans le monde se sont laissés séduire par le Cayenne, la première familiale de Porsche. Un succès qui a permis à la marque allemande de voitures de sport de produire jusqu’à 100 000 unités par an. Après sept de bons et loyaux services, le puissant SUV de la maison souabe cède sa place à une deuxième génération. Personne ne s’étonnera : le nouveau bébé gagne en finesse malgré l’empattement augmenté de 40 mm et adopte un visage qui évoque la Panamera.  Les ingénieurs en ont surtout profité pour alléger le Cayenne qui était l’un des poids-lourds de la catégorie. En moyenne 180 kilos ont été économisés en recourant à un nouvel acier à une transmission intégrale optimisée.
Plus raffiné, ce nouveau Cayenne sera lancé le 8 mai prochain en cinq versions. En entrée de gamme, on retrouvera le Cayenne V6 3,6 litres délivrant désormais 300 ch. Revue, la version V6 diesel de 240 ch ne consomme plus que 7,4 l/100 km, soit une économie de 20 %. Les V8 essence équipés du stop & start consomment 23 % de carburant en moins. Le Cayenne S développe 400 ch, soit 100 ch de moins que la version Turbo reconnaissable à ses énormes ouïes de refroidissement dans le bouclier. Mais, la révolution repose sur le Cayenne S Hybrid. Associant un V6 essence 3 litres à compresseur de 333 ch, à un moteur électrique de 47 ch, ce Cayenne fournit au total 380 ch et un couple de 580 Nm. La consommation ressort à 8,2 l/100 km et les émissions de CO2 sont les plus faibles de la gamme : 193 g/km. Particulièrement évoluée, la chaîne cinématique autorise un fonctionnement seul ou simultané des deux moteurs. En ville, il sera possible de parcourir quelques kilomètres en mode électrique jusqu’à une vitesse de 60 km et sur l’autoroute, à vitesse constante, jusqu’à 156 km/h, l’embrayage se découple du moteur thermique pour rouler en « roue libre ». Les tarifs s’étendent de 56 773 à 117 171 euros et la version hybride sera facturée 80 080 euros, soit 20 000 euros de plus que la version diesel !



Aston Martin One-77

Sur les traces de Ferrari
Aston Martin One 77 Rien que pour vos yeux. Alors que la production n’a pas encore débuté, la nouvelle Aston Martin n’est déjà plus disponible à la vente. Les 77 exemplaires – d’où son nom – sont déjà tous attribués. En attendant que des bons de commande – chose pas improbable – se renégocient sous le manteau, découvrons les caractéristiques de ce supercar d’exception transcendant le concept stylistique de la ligne actuelle. Véritable vitrine du savoir-faire technologique d’Aston Martin, la One-77 repose sur une structure monocoque en fibre de carbone, une architecture directement inspirée des voitures de course. L’attention aux détails transpire également à travers le principe retenu pour les suspensions en aluminium. Les combinés ressorts amortisseurs couchés sont entièrement réglables selon une technologie appliquée pour la première fois à une voiture de route. Le réglage par les ingénieurs selon les desiderata du propriétaire accompagnera chaque livraison. Pour optimiser la répartition des masses, gage d’un comportement routier efficace, le moteur V12 atmosphérique est installé en position centrale avant. Aston Martin s’est appuyé sur les compétences des motoristes de Cosworth pour développer un 7,3 litres annonçant une puissance supérieure à 700 ch. Avec un poids qui n’excédera pas 1 500 kilos, la One-77 abattra le 0 à 100 km/h en 3,5 secondes. Mais cette Aston Martin en série limitée n’est pas seulement un bijou de technologie. Le jury du concours de la Villa d’Este, sur les rives du Lac de Côme, lui a récemment décerné le titre de plus beau concept-car. A sa façon, cette sublime œuvre à 1 million d’euros pièce est déjà entrée dans l’histoire.

Aston Martin Rapide 

L'Aston des familles. Première berline 4 portes du constructeur de Gaydon depuis l’arrêt de la Lagonda au début des années 80, la Rapide concourt au titre convoité de berline la plus rapide du monde. 
Aston Martin One 77 Avant même d’avoir posé ses roues sur la route et de s’être exposé au jugement de la presse spécialisée, la Rapide peut déjà revendiquer le titre envié de berline de sport la plus belle au monde. Quatrième élément de la nouvelle famille Aston Martin, la Rapide permet au constructeur anglais redevenu indépendant en 2007 de renouer avec un genre qu’elle avait abandonné dans les années 80 depuis l’arrêt de la Lagonda, un vaisseau ultra plat pour émirs. Rien de tout cela avec la Rapide qui poursuit l’héritage stylistique des coupés actuels. Elégante et racée, la Rapide peut être considérée comme une DB9 à quatre portes. Bien qu’exclusivement réservée à quatre personnes, cette berline de luxe ne renonce pas à la fonctionnalité avec la présence d’un hayon qui s’ouvre sur un coffre de 301 litres. Grâce à des sièges arrière escamotables, la capacité peut être portée à 750 litres.
Les familiers de la marque ne seront pas désorientés. La présentation luxueuse et les matériaux nobles s’inspirent des coupés V8 Vantage et DB9.
Cœur de ce vaisseau de la route, la mécanique est le V12 6 litres de 477 ch et 600 Nm de couple. Il est accouplé à une nouvelle transmission automatique 6 rapports Touchtronic bénéficiant d’un mode manuel piloté par des palettes au volant. Développé autour de la plateforme modulaire Aston Martin, la Rapide sera produite chez Magna-Steyr en Autriche à raison de 2 000 unités par an. Les premières livraisons débuteront au printemps au tarif de £139,950 sur le marché anglais.


Audi A8

L’évolution maîtrisée
Audi A8 Toujours plus sophistiqué, le nouveau navire amiral de la flotte d’Ingolstadt ne bouleversera pas ses adeptes.
Troisième du nom, la nouvelle A8 se plie aux nouveaux codes stylistiques de la marque. Cela se traduit par des flancs plus travaillés, une poupe évoquant l’A5 Sportback et une face avant adoptant des projecteurs entourés de LED. Malgré une longueur affichant 5,14 m (+ 8 cm), la carrosserie en aluminium permet de contenir la masse à 1,9 tonne. Guère de révolution ni de fantaisie à l’intérieur où la mission consistait avant tout à peaufiner l’ergonomie et la qualité de présentation déjà remarquable. Le système de centralisation des commandes MMI a été perfectionné. Interconnecté au GPS, il offre une zone tactile permettant d’entrer sa destination à l’aide de l’index. Et un module UMTS permettra d’afficher sur l’écran central des vues réelles à vol d’oiseau. Le progrès touche également la sécurité et le confort. Outre l’assistant de vision de nuit détectant les piétons et les animaux, l’A8 dispose des aides intelligentes à la conduite comme le système de précollision ou encore la lecture des panneaux routiers et l’indicateur de limitation de vitesse. A partir d’avril 2010, la nouvelle gamme A8 sera commercialisée avec deux V8, un essence 4,2 FSI (372 ch) et un diesel 4,2 litres de 350 ch. Suivra peu de temps après un V6 3.0 litres TDi de 250 ch. Une version traction avant dégonflée à 204 ch et n’émettant que 159 g/km de CO2 arrivera ultérieurement. Ces mécaniques seront associées à une transmission automatique à 8 rapports. Côté châssis, l’A8 fait toujours confiance à la transmission quattro et à la suspension pneumatique incluant l’amortissement adaptatif. Equipant déjà les séries A4-A5, le système de conduite drive select fait son apparition.


Audi R8 V10

Audi R8 V10 A la sauce italienne
Né avec un V8, le coupé de grand tourisme d’Ingolstadt voit son caractère transcendé par la greffe d’un V10 Lamborghini.
Trop aseptisée l’Audi R8 ? S’il y avait sous doute un fond de vérité avec le V8 4.2 de 420 ch, le V10 Lamborghini remet les pendules à l’heure. D’une cylindrée de 5,2 litres, le bloc italien désormais doté de l’injection directe d’essence délivre la bagatelle de 525 ch à 8 000 tr/mn pour un couple de 530 Nm. Capable d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 3,9 secondes, cette berlinette à moteur central arrière ravira les mélomanes par les envolées lyriques de son V10. A privilégier avec la boîte robotisée optionnelle, la R8 s’appuie sur sa transmission intégrale pour livrer un comportement efficace et sécurisant. Affichée 36 600 euros de plus que le V8, la version V10 bénéficie d’une sellerie en cuir nappa, de sièges chauffants, du GPS et de l’installation audio Bang & Olufsen. A partir de 146 800 euros.



Bentley Continental Supersports

Bentley Continental SupersportEsprit vert
Avec le modèle Supersports, la firme anglaise au B ailé livre un élément de réponse sur l’orientation de ses futurs véhicules.
Annoncé en 2008, le vaste plan de réduction de la consommation et des émissions polluantes lancé par la firme anglaise de voitures de prestige implantée à Crewe passera par une multitude de solutions. La première d’entre elle dévoilée il y a quelques semaines repose sur la technologie flexfuel et prend les traits d’un coupé Continental GT largement remaniée. Bien que fonctionnant au biocarburant, la Supersports ne renie pas la performance. Elle devient même la Bentley la plus puissante de l’histoire avec 630 ch. Pour réduire la consommation de l’ordre de 15 %, les ingénieurs ont aussi mené un important programme de réduction du poids. Cent dix kilos ont été gagnés grâce à la disparition des sièges arrière. La Supersports sera disponible à l’automne.



Bentley Mulsanne

Une certaine idée de l’excellence
Successeur de l’Arnage, la limousine Mulsanne a pour mission de replacer la marque au B ailé à la tête du segment du grand luxe sur-mesure.

Bentley MulsanneApparu dans les années 80, l’appellation Mulsanne, désignant un célèbre virage du circuit des 24 Heures du Mans, reprend du service chez Bentley. Cette limousine, annoncée comme un véritable nouveau modèle et non comme une évolution de l’Arnage qu’elle remplace, poursuit la quête de la perfection. Imposante par sa taille (plus de 5,40 m), la Mulsanne viendra l’année prochaine se frotter à la Rolls-Royce Phantom. Dans la lignée des dernières réalisations de la marque, la silhouette du nouveau porte-drapeau de la marque reste empreinte d’une grande élégance. La nervure latérale en forme de vague et les épaules musclées allègent l’ensemble tandis que la calandre grillagée entourée de quatre projecteurs ronds à LED dynamise le visage. Fleuron de la gamme, la nouvelle Mulsanne reflète le savoir-faire de la firme britannique, fixant, selon Bentley, de nouveaux standards de confort, de performances, de technologie et de luxe artisanal. Neuf semaines seront nécessaires pour assembler ce nouveau bijou dont cent soixante-dix heures rien que pour le façonnage de l’habitacle baigné de cuir et de bois nobles. Soucieux de préserver l’héritage, les ingénieurs ont réintroduit les aiguilles de compteurs inversées et les aérateurs en œil de bœuf. Outre les 24 couleurs de cuir standards, les clients pourront puiser dans le vaste catalogue de personnalisation Mulliner proposant notamment une sellerie fleurant bon le cuir tanné d’autrefois. Une palette inédite de cent quatorze teintes de carrosserie permettront de délivrer un ensemble harmonieux.
Modèle de douceur, le V8 de 6,75 litres a été entièrement repensé pour répondre aux dernières normes environnementales. Les premières livraisons débuteront à l’été 2010 à un tarif proche de 300 000 euros.


BMW M3 GTS

BMW M3 GTSOrange mécanique
Trop tendre la M3 ? Les ingénieurs de BMW Motorsport semblent le penser qui nous livrent une version radicale de la M3. Comme la CSL de 2003 produite à 1 358 unités, BMW applique la même recette efficace, à savoir chasse aux kilos superflus et puissance en hausse. Cent cinquante cinq kilos ont ainsi été économisés en enlevant la banquette arrière, la climatisation et la radio. Les futurs propriétaires de cette super M3 ne passeront pas inaperçus : bouclier avant ajouré, aileron arrière en carbone et jantes spécifiques. Cette bavaroise à sauce relevée adopte un châssis recalibré et des freins à étriers fixes à six pistons à l’avant. Le V8 voit sa cylindrée portée à 4,4 litres pour délivrer 450 ch, au lieu des 420 ch de la version standard. Développée pour les nécessités d’une homologation en compétition, la M3 GTS est facturée 155 000 euros.



BMW Série 5

BMW serie 5Le retour de l’élégance classique
Chahuté par Audi et Mercedes, le constructeur bavarois se donne les moyens de reprendre le pouvoir sur le segment phare des berlines routières.

Maintenant que le designer Chris Bangle, l’auteur du style controversé des BMW actuelles, est parti, la firme à l’emblème d’hélice d’avion peut tourner la page. En langage stylistique, cela se traduit par le retour à un certain classicisme. Exit donc les croisements de lignes convexes et concaves. La nouvelle Série 5 qui pointera ses naseaux relookés en est une parfaite illustration. Allongée de 5 cm (4,89 m), cette routière évoque la récente Série 7. L’ADN de la marque coule dans ses veines : empattement long, porte-à-faux inexistants, capot moteur démesuré pour loger les six cylindres en ligne. Les innovations inaugurées par la Série 7 se trouvent dans la Série : direction active intégrale (quatre roues directrices), assistant de trajectoire, vision de nuit, affichage tête haute, régulateur de vitesse adaptatif, lecture des panneaux de limitation de vitesse. Elle y ajoute l’assistant de stationnement et un système de récupération de l’énergie au freinage. Au lancement au printemps prochain, la gamme comprendra trois 6 cylindres essence en mélange pauvre : 523i de 204 ch, 528i de 258 ch et 535i de 306 ch. Les deux diesels seront le 525d de 204 ch et le 530d de 245 ch. La 550i à V8 de 407 ch coiffera la gamme.


BMW X5-X6 M

BMW X5-X6 M A la sauce M
Pour la première fois, les sorciers du département Motorsport de BMW se sont penchés sur les X5 et X6, les SUV de luxe de la firme bavaroise. Contrairement à ce que l’on pouvait supposer, le capot abrite non pas un V10 mais un V8 à injection directe d’essence de 4,4 litres développant la bagatelle de 555 ch grâce à l’assistance d’une paire de turbocompresseurs fonctionnant selon la technologie twinscroll étrennée par la MINI Cooper S. Reconnaissables à leurs prises d’air béantes et à leurs jantes spécifiques, ces deux nouveaux modèles de la famille M disposent d’un châssis recalibré pour faire passer efficacement la puissance sur la route.





Bugatti 16 C Galibier

Une Royale pour demain
Bugatti 16 C GalibierJeune centenaire, la firme alsacienne réfléchit à son futur. Il pourrait prendre la forme d’une limousine qui renouerait avec le faste de ses productions d’antan.
Le groupe Volkswagen, propriétaire de Bugatti Automobiles depuis 1998, a le sens de l’hommage. Sa dernière étude destinée à préparer l’avenir et la succession de la berlinette Veyron a reçu pour nom de baptême le nom d’un col alpin célébré dans les années 30 à travers une carrosserie de berline 4 portes développée à partir du châssis Type 57. Rien de surprenant donc à ce que la nouvelle 16 C Galibier dévoilée à Molsheim dans le cadre des festivités du centenaire reprenne le thème de la berline. S’il est encore un peu tôt pour savoir si ce projet obtiendra son visa pour une série, nécessairement limitée, la 16 C Galibier est d’ores et déjà la berline la plus puissante, la plus rapide et la plus exclusive au monde. Pouvant être considérée dans l’esprit comme l’héritière de la Bugatti Royale, le véhicule le plus monumental de l’histoire de l’automobile, la 16 C Galibier affiche une silhouette lisse et dénuée d’aspérité d’une longueur de 5,36 mètres et d’une largeur de 2,04 mètres. Mariant le carbone et l’aluminium poli, la carrosserie use des références au passé avec notamment la fameuse calandre en fer à cheval et le profil inspiré de son aîné. Sous le capot moteur s’ouvrant en ailes de mouette respire le 16 cylindres de 8 litres de cylindrée gavé par deux compresseurs. Concession à notre époque : cette mécanique d’exception peut fonctionner à l’éthanol.
L’intérieur est un subtil mélange de modernisme et de classicisme, mariant les matériaux les plus nobles. La planche de bord très épurée est recouverte d’un bandeau en bois précieux et loge une montre amovible réalisée par l’horloger suisse Parmigiani Fleurier.

Ferrari 458 Italia

Ferrari 458 Italia La patte de Michael Schumacher
Profitant largement des recommandations du champion du monde de F1, la remplaçante de la F430 recule un peu plus les lois de la physique.
Portant toujours la signature Pininfarina, la nouvelle berlinette Ferrari bénéficie de formes sophistiquées se caractérisant par un Cx aérodynamique très raisonnable pour la catégorie. Inspirée de la Enzo, la silhouette se signale par l’abandon des naseaux de la F430, une batterie de projecteur à LED à l’avant et une triple sortie d’échappement encadrée par les extracteurs arrière. La rigidité de la caisse en alu supérieure de 35 % à sa devancière permettra de profiter
largement des performances en hausse.
Toujours en position centrale arrière, le V8 de la 458 Italia réussit la prouesse de franchir largement le cap des 500 ch, à 570 ch.
Ferrari 458 Italia Cet accroissement exponentiel de la puissance est obtenu grâce à l’augmentation de la cylindrée à 4,5 litres et le recours à l’injection directe d’essence, comme sur la California. Offrant le rendement incroyable de 127 ch/l, ce V8 est accouplé à une boîte à double embrayage F1 à 7 rapports.
En réussissant à contenir le poids à 1 380 kg, soit un rapport poids/puissance de 2,42 kg/ch, les performances effectuent un nouveau bond. Ferrari annonce 325 km/h et un 0 à 100 km/h en 3,4 secondes.
Le traitement de l’habitacle relève d’un nouveau concept soufflé par Michael Schumacher. Comprenant toujours le manettino sur le volant, le poste de conduite intègre désormais un écran de surveillance des fonctions vitales de la mécanique, dans l’esprit de la F1. La gamme des réglages orientée « piste » permettra de déconnecter l’antipatinage tout en laissant agir le contrôle de trajectoire.
Alors que les premières livraisons du coupé débuteront en janvier 2010 à un tarif vraisemblablement supérieur à 200 000 euros, la version spider sera présentée dans le courant de l’année.

Ford Mustang Shelby

La fureur américaine
Ford Mustang Shelby Le venin du Cobra a encore frappé. Icône mécanique, la Mustang Shelby est sans doute la plus populaire et la plus désirée des américaines.
Débarquera-t-elle en Europe comme ses illustres aïeules ? La nouvelle Ford Mustang, révélée lors du dernier salon de Detroit, fait déjà saliver les passionnés du mythique coupé américain lancé en 1964 pour damner le pion à la Chevrolet Corvette. Il faut dire que la particule « Shelby » accolée à ce mythe roulant réveille des souvenirs teintés de puissance et auréolés de lauriers. Si le Texan Carroll Shelby crève l’écran en remportant l’édition 1959 des 24 Heures du Mans au volant d’une Aston Martin, c’est en greffant un V8 Ford dans un châssis anglais AC qu’il entre définitivement dans l’histoire. Au début des années soixante, son roadster venimeux baptisé AC Cobra fait même mordre la poussière à Ferrari alors au sommet de sa gloire dans les épreuves d’endurance. Séduit par les exploits des voitures frappées du reptile, le géant Ford lui confie la conception d’une Mustang ensorcelée. La « Shelby » est née. En 1968, une version GT 500 accueille un V8 de 7 litres. Tout un programme qui lui vaudra le surnom de  « King of the road ».  
Ford Mustang Shelby Quarante annnée plus tard, Ford s’associe de nouveau à Shelby, devenu préparateur, pour renouer avec la lignée des GT 500. Seule survivante de la génération des « muscle cars », ces coupés bon marché truffés de chevaux et équipés d’un pont arrière rigide en vogue dans les années 60, la Mustang joue sur les ressorts nostalgiques, jusque à ses bandes de couleur ornant sa robe de catcheur. Dans sa dernière livrée programmée pour 2010, la Shelby semble prête à mordre le bitume. Reconnaissable à son dôme, ce modèle abrite le V8 5,4 litres 32 soupapes à compresseur de la Ford GT. Délivrant la bagatelle de 540 ch, soit 40 ch de plus que la version 2008, la Shelby 2010 devient la Mustang de série la plus puissant. De quoi cracher son venin à chaque accélération et renvoyer dans leurs cordes nombre de sportives européennes. Voulu par ses géniteurs, le sifflement strident du compresseur a été amplifié pour procurer davantage d’adrénaline à ses futurs conducteurs.
L’hommage à l’aïeule se poursuit jusque dans l’habitacle où la planche de bord en grande partie en aluminium reste fidèle aux cadrans ronds. Concession au modernisme, un écran de communication intégrant la navigation à reconnaissance vocale fait son apparition en façade. D’excellente facture, la sellerie marie cuir et alcantara.
Appartenant à une vision décomplexée de l’automobile, le mythe roulant continue.

Jaguar XJ

Jaguar XJChangement de décor
Le nouveau vaisseau amiral de la flotte Jaguar renonce aux codes figés de sa devancière.  Place à une silhouette moderne et originale.
On efface tout et on recommence. Telle est la ligne de conduite de la huitième génération qui prendra la route à partir de décembre prochain. L’équipe du design placée sous la direction de Ian Callum a donc fait table rase du passé pour esquisser une robe contemporaine et un brin audacieuse. Le succès de cette nouvelle XJ surnommée « modèle de la dernière chance pour Jaguar » est à ce prix. Derrière quelques traits de caractère repris de sa sœur XF et une ligne de pavillon très étirée à la manière d’un coupé, cette limousine risque de détonner avec sa ligne de ceinture de caisse haute, son profil inspiré d’une Maserati Quattroporte et ses optiques arrière évoquant la Lancia Thesis. Au profit de l’habitabilité, les dimensions franchissent une nouvelle étape avec une longueur portée à 5,12 mètres en version courte. Les clients avec chauffeur opteront pour le châssis long octroyant 13,5 centimètres d’espace supplémentaire aux jambes. L’intérieur chaleureux livre une ambiance néo-rétro mêlant écran de navigation tactile, console centrale en laque piano, buses d’aération rondes, jonc en bois précieux ceinturant le cocon en cuir pleine fleur et levier de vitesses rotatif disparaissant à l’arrêt dans la console centrale. Grâce à sa structure en aluminium, la XJ devrait conserver un agrément de conduite souverain et profiter pleinement des mécaniques éprouvées : V8 essence atmosphérique ou compressé (385 et 510 ch) et V6 3.0 diesel biturbo de 275 ch. Ces mécaniques sont associées à une transmission automatique à six rapports. La nouvelle XJ sera lancée en janvier prochain à partir de 78 000 euros.

Lamborghini Reventon Roadster

Espèce décoiffante Lamborghini Reventon Roadster
Seulement quinze unités vont être produites de la déclinaison découvrable de l’illustre coupé aux allures d’avion furtif.
Les apparitions de ce nouveau taureau de combat de l’écurie italienne risquent d’être aussi furtives que ses lignes d’avions de chasse. Quinze unités sont prévues dans le monde pour le cabriolet le exclusif de l’histoire de Lamborghini. Sous sa carapace en carbone peinte en gris mat militaire, le V12 de 6,5 litres culmine désormais à 670 ch, soit 20 ch de plus que dans le coupé. Cette dernière évolution du V12 est accouplée à une boîte robotisée. Avion sans ailes, la Reventon Roadster abat le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes dans un environnement aéronautique.  Les cadrans reprennent l’instrumentation digitale d’un avion. Les performances forcément supersoniques de ce bijou s’accompagnent d’un tarif à la mesure de la rareté de l’objet : 1,1 million d’euros hors taxes.




Maserati GranCabrio

Maserati GrancabrioQuatre places au soleil
Pour la première fois de son histoire, le constructeur de Modène propose un cabriolet accueillant confortablement quatre adultes.
Réalité au printemps prochain, la version découvrable du coupé GranTurismo sera l’un des seuls modèles du marché à pouvoir accueillir quatre adultes dans un espace de berline grâce à un empattement de près de 3 mètres. Portant toujours la griffe du carrossier italien Pininfarina, ce cabriolet à capote en toile multi-épaisseur a préservé l’équilibre des formes de sa sœur. Bercés par la mélodie enivrante du V8 4,7 litres de 440 ch associé à la boîte robotisée à 6 rapports, les passagers devraient apprécier les voyages au grand air. Taillée pour les balades à un rythme plus paisible, la version dégonflée à 405 ch fera son apparition quelques mois après.




McLaren MP4-12C

  Invitée surprise
En plein préparatif du salon de Francfort, le constructeur anglais de F1 est venu rappeler qu’il préparait une nouvelle berlinette pour 2011.
Les rares privilégiés qui ont roulé dans la McLaren F1, la supercar des années 90 se distinguant par ses trois places frontales et sa conduite centrale, en parlent encore avec des trémolos dans la voix. Le collectionneur Nick Mason n’hésite pas à considérer cette berlinette comme l’héritière de la Ferrari 250 GTO, deux modèles qu’il possède. Après l’épisode Mercedes McLaren SLR, la résurrection d’une sportive McLaren est donc un événement considérable tant le prestige du constructeur de F1 est immense et sa maîtrise technologique reconnue. A partir de 2011, McLaren annonce un millier d’exemplaires par an pour un tarif de 200 000 euros.
La silhouette à moteur central arrière est d’une grande sobriété. Traits dominants de son style : les doubles ouïes latérales et les portes ouvrant en élytres. L’habitacle dépouillé dégage une grande impression de légèreté.
Démonstration du savoir-faire de la firme, la MP4-12C hérite des technologies utilisées en F1. Grâce à une conception allégée en carbone, le poids ne dépassera pas 1,4 tonne. Si toutes les caractéristiques de la mécanique n’ont pas encore été dévoilées, il s’agira d’un V8 biturbo de 3,8 litres, délivrant près de 600 ch. Doté d’un rapport cylindrée/puissance inconnu à ce jour, ce moteur sera peu polluant. Il sera associé à une boîte à double embrayage à 7 rapports développée en interne. Des freins composites aluminium/fonte plus légers que de 8 kg que des modèles en carbone seront livrés de série.
D’ici à sa commercialisation, le constructeur annonce la mise en place d’un réseau de service après-vente.

Mercedes SLS AMG

Mercedes SLS AMGL’oiseau étoilé
Faisant référence à la fameuse 300 SL des années 50, la nouvelle sportive de Mercedes sera lancée au printemps prochain.
L’épisode McLaren SLR refermé, Mercedes revient sur terre avec une sportive plus accessible mais bardée d’innovations technologiques. Si l’architecture dépoussière un concept à l’ancienne avec ses portes papillon, son empattement long, son capot immense et ses occupants assis sur l’essieu arrière, la SLS AMG est une berlinette moderne. Voulue très sportif, ce modèle entièrement développé par AMG, c’est une première, fait la chasse aux kilos superflus en recourant massivement à une conception en aluminium pour la structure et les éléments de suspension. La boîte à double embrayage à 7 rapports est installée à l’arrière, une solution garantissant une excellente répartition des masses. Implanté en arrière de l’essieu arrière, le V8 6,2 litres à carter sec et quatre soupapes par cylindre développe désormais 571 ch, soit 46 ch de plus que le SL 63 AMG. Les performances annoncées sont semblables à l’Audi R8 V10 : 317 km/h sur circuit et le 0 à 100 km/h en 3,8 secondes. Les freins en carbone/céramique complèteront la dotation. Annoncée autour de 180 000 euros, la SLS AMG sera commercialisée au printemps 2010. Ce modèle devrait servir de base à une version à quatre moteurs électriques logés dans les roues lancée en 2013.

Porsche 911 Sport Classic

Porsche 911 Sport Classic Respect des traditions
A partir de janvier prochain, le spécialiste allemand de la voiture de sport va proposer une série limitée de la 911 pour les amoureux de la marque.
L’ombre de la mythique 911 Carrera 2,7 RS a plané dans le bureau d’études chargé de la conception de la « Sport Classic » puisque la fameuse « queue de canard » et les jantes empruntant leur design au « Fuchs » refont leur apparition. La lèvre aérodynamique, le double bossage sur le capot et les voies élargies complètent le dispositif. Le flat-six 3,8 litres bénéficie d’une cure de vitamines portant la puissance à 408 ch, soit 23 ch de plus que la Carrera S.  Pour la première fois, Porsche drape les sièges d’un tissage de bandes de cuir et de fil. Seul teinte proposée, le gris mat est marié à une sellerie couleur « expresso ». Les freins carbone-céramique, le châssis sport surbaissé de 20 mm, le système de suspension active et le différentiel arrière à glissement limité sont de série. Seulement 250 exemplaires seront produits au tarif de 203 716 euros.


Porsche 911 Turbo

Porsche 911 TurboDu souffle à revendre
Trente-cinq ans après sa première apparition, le modèle phare de la gamme 911 s’impose toujours en référence des GT sportives.
Après la 997, c’est au tour de la version Turbo d’évoluer. Véritable prouesse technologique, la Turbo repousse toujours un peu plus les évolutions d’un concept né en 1974. Dérivé du dernier modèle Carrera, le flat-six de 3,8 litres de cylindrée bénéficie de l’injection directe d’essence et d’un turbocompresseur à géométrie variable. La puissance atteint désormais 500 ch (+ 20 ch) et le couple maxi culmine à 650 Nm, voire 700 Nm avec la fonction overboost du pack Sport Chrono. Ce nouveau moteur peut être associé en option (3 935 euros) à une boîte à double embrayage PDK 7 rapports et au volant sport (419 euros) affublé de palettes. Grâce à un programme launch control, la 911 Turbo opère des départs canons lui permettant de franchir le 0 à 100 km/h en seulement 3,4 secondes. La boîte à double embrayage permet également de diminuer la consommation à 11,4 l/100 km.
Avec le pack Sport Chrono, la Turbo bénéficie de la suspension dynamique du moteur inauguré par la 911 GT3. Ce système réduit les oscillations et les vibrations de l’ensemble du groupe
motopropulseur. Un nouveau différentiel arrière à vecteur de couple accroît l’efficacité en sortie de courbe en transmettant un couple distinct aux roues arrière droite et gauche. Les premières livraisons de cette nouvelle évolution de la 911 Turbo débutent fin novembre au tarif de 147 624 € (coupé) et de 158 866 € (cabriolet).

Porsche Boxster Spyder

Porsche Boxster Spyder Clin d’œil à l’histoire
Une nouvelle fois, le constructeur de Zuffenhausen se réfère à une page glorieuse de son histoire sportive, en l’occurrence le Spyder 550 de 1954, pour donner un coup de fouet à l’un de ses modèles. Version radicale du Boxster, la version Spyder se distingue par un double bossage façon Speedster, une capote sommaire et des strippings Porsche sur les bas de caisse. Cette silhouette évoquant les voitures de course s’allège de plus de 100 kilos en recourant à l’aluminium pour les portes, et aux baquets en carbone. Si la boîte PDK est en option, le flat-six gagne 10 ch à 320 ch. L’assiette s’abaisse de 20 mm et le différentiel autobloquant est de série. Les sensations de conduite sont garanties pour cette déclinaison sportive du Boxster facturé 64 741 euros.

Porsche Cayenne

Dans l’air du temps

Le SUV de luxe qui a permis à Porsche de changer de dimension renforce ses prestations et accueille une motorisation hybride.
Plus de 270 000 clients dans le monde se sont laissés séduire par le Cayenne, la première familiale de Porsche. Un succès qui a permis à la marque allemande de voitures de sport de produire jusqu’à 100 000 unités par an. Après sept de bons et loyaux services, le puissant SUV de la maison souabe cède sa place à une deuxième génération. Personne ne s’étonnera : le nouveau bébé gagne en finesse malgré l’empattement augmenté de 40 mm et adopte un visage qui évoque la Panamera.  Les ingénieurs en ont surtout profité pour alléger le Cayenne qui était l’un des poids-lourds de la catégorie. En moyenne 180 kilos ont été économisés en recourant à un nouvel acier à une transmission intégrale optimisée.
Plus raffiné, ce nouveau Cayenne sera lancé le 8 mai prochain en cinq versions. En entrée de gamme, on retrouvera le Cayenne V6 3,6 litres délivrant désormais 300 ch. Revue, la version V6 diesel de 240 ch ne consomme plus que 7,4 l/100 km, soit une économie de 20 %. Les V8 essence équipés du stop & start consomment 23 % de carburant en moins. Le Cayenne S développe 400 ch, soit 100 ch de moins que la version Turbo reconnaissable à ses énormes ouïes de refroidissement dans le bouclier. Mais, la révolution repose sur le Cayenne S Hybrid. Associant un V6 essence 3 litres à compresseur de 333 ch, à un moteur électrique de 47 ch, ce Cayenne fournit au total 380 ch et un couple de 580 Nm. La consommation ressort à 8,2 l/100 km et les émissions de CO2 sont les plus faibles de la gamme : 193 g/km. Particulièrement évoluée, la chaîne cinématique autorise un fonctionnement seul ou simultané des deux moteurs. En ville, il sera possible de parcourir quelques kilomètres en mode électrique jusqu’à une vitesse de 60 km et sur l’autoroute, à vitesse constante, jusqu’à 156 km/h, l’embrayage se découple du moteur thermique pour rouler en « roue libre ». Les tarifs s’étendent de 56 773 à 117 171 euros et la version hybride sera facturée 80 080 euros, soit 20 000 euros de plus que la version diesel !


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