Imprimer Jaguar fête ses 75 ans !

Jaguar fête son 75ème anniversaire

La marque de prestige anglaise à l’emblème du félin qui a plusieurs fois côtoyé les abysses souffle les bougies de son soixante-quinzième anniversaire en 2010.

Qu’est ce qu’une Jaguar ? Une bonne dose d’impertinence, des carrosseries sculptées et novatrices à l’écart des canons traditionnels, un subtil alliage de luxe et de sportivité, des tarifs sans équivalent compte tenu des prestations et des performances, et une lignée de modèles de compétition auréolés de succès dans les plus grandes épreuves du monde entier. L’histoire repasse en boucle : SS 100, XK120, Type C, Type D, Type E, Mark 2, XJ. Jaguar n’a pas son pareil, engendrant une suite impressionnante de modèles mythiques.

                                                               

Première voiture à porter le nom de Jaguar, le célèbre roadster SS 100 marque de l’âge d’or de la marque à l’emblème du félin. C’est durant les décennies 50-60 que la marque connaît son apogée. Alors que la série XK (120, 140 et 150) rencontre un succès retentissant, les voitures de course trustent les victoires en compétition avec sept succès aux 24 Heures du Mans. C’est la Type C de l’équipage Walker-Whitehead qui ouvre le score en 1951. En 1953 encore avec une Type C, puis consécutivement de 1955 à 1957 avec la Type D, Jaguar poursuit sa moisson de victoires en terre mancelle.

Merveilleux vecteur d’image, l’épreuve sarthoise participe à la renommée de la marque. En état de grâce, Jaguar fait sensation en lançant en 1959 la Mk2, la première berline de sport de l’histoire. La Mk2 va gagner ses lettres de noblesse dans les courses de berline et au Tour de France Auto avec Bernard Consten notamment. Une autre révolution pointe le bout de son capot au salon de Genève de 1961 : la Type E. Cette voiture de sport bouscule les conventions. Immédiatement adoptée par le gotha mondial, la Type E,  reconnaissable à son capot interminable, fait la gloire de la marque.

La fin de la décennie 60 sonne le chant du cygne. Dans un dernier élan inspiré, Jaguar présente la XJ en 1968 mais le cœur n’y est plus. Les résultats financiers sont dans le rouge. Nationalisée en 1966, la firme de Coventry entre finalement dans le giron du groupe British Leyland, au risque d’y perdre son âme. Il s’ensuit une longue traversée du désert. Le manque d’inspiration et de défaut de fiabilité des modèles écornent l’image. Après avoir été privatisée en 1984, Jaguar est finalement repris par Ford en 1990. La marque retrouve des couleurs et s’ouvre à de nouveaux marchés avec la X Type et S Type. La nouvelle XK puis la XJ réalisées en aluminium montrent que Jaguar reste attaché à une certaine idée de la performance. Mais, les inconditionnels du félin attendent autre chose. De l’impertinence et des lignes innovantes. Un roadster par exemple de la même veine que la Type E de 1961.

L’Indien Tata qui a racheté la firme en 2008 sera-t-il en mesure d’accéder à leur fantasme ?


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