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Salon de Genève 2010 : un feu d’artifice de nouveautés

Traditionnellement très couru,salon automobile de genève 2010 le salon helvétique, premier rendez-vous annuel européen du genre, n’a pas dérogé à la règle en exaltant une créativité débridée. Les firmes françaises ont prouvé qu’elles n’avaient pas renoncé à des modèles à forte charge émotionnelle.

Chez PSA, Peugeot a présenté la remplaçante de la 407 lancée début 2011 à travers la ligne élégante et statutaire de l’étude 5. De son côté, Citroën prépare l’arrivée en fin d’année de la DS4 avec un concept de crossover coupé.


Chez Renault, deux découvrables nous ont fait espérer des beaux jours : le roadster Wind développé à partir de la Twingo et le coupé-cabriolet Mégane.


Les constructeurs étrangers n’ont pas été en reste. Le groupe VW a dévoilé le nouveau Touareg allégé et doté de l’hybridation. Audi investit le segment des petites voitures avec l’A1 (3,95 m). Porsche a exposé la deuxième génération du Cayenne inaugurant une propulsion hybride. Chez Bentley, après le coupé Continental GT, c’est le cabriolet GTC qui bénéficie d’une exécution Supersports. Ford a signé une silhouette aux traits acérés pour la troisième génération de la Focus quand Alfa Romeo s’inspire de son histoire centenaire pour la Giulietta, la remplaçante de la 147. Alors qu’il s’apprête à passer sous le pavillon du chinois Geely, Volvo livre la S 60, une berline d’une grande fluidité. Discrétion de mise également pour Infiniti qui renouvelle sa berline M équipée de moteurs diesel et hybride et bardée de technologie. Chez Opel, la révolution guette avec le nouveau minispace Meriva doté de portes arrière s’ouvrant en opposition. Au total, plus de 40 nouveautés ont tenu la vedette d’un salon largement ouvert sur l’hybridation.  

Lamborghini ressuscite l’appellation Superleggera




Le poids, c’est l’ennemi de la performance.

Partant de ce constat, Lamborghini a développé une super Gallardo baptisée LP 570 Superleggera. Allégée de 70 kilos grâce à l’usage intensif de la fibre de carbone et du polycarbonate pour les surfaces vitrées, cette supersportive revendique un rapport poids/puissance de 2,35 kg/ch. Délivrant 570 ch, le V10 5,2 litres à injection directe d’essence permet à cette berlinette de franchir le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et d’atteindre 325 km/h.


Pour suivre la hausse des performances, les ingénieurs ont entièrement revu l’aérodynamique et les liaisons au sol. Le soubassement est désormais totalement caréné et le diffuseur arrière a été redessiné. La boîte de vitesses robotisée e-gear à 6 rapports est commandé par des palettes au volant. Outre la transmission intégrale, un embrayage visco central et un différentiel autobloquant arrière avec un taux de blocage de 45 % sont intégrés à la chaîne cinématique. Le freinage repose sur des disques ventilés et des étriers en aluminium à huit pistons à l’avant et à quatre pistons à l’arrière. Des disques en carbone céramique sont proposés en option.




Ferrari et Porsche bouleversent les conventions

Les deux constructeurs de voitures de sport se convertissent à l’hybride pour répondre aux futures normes environnementales.

Nous vivons une époque formidable.

Pointées du doigt hier pour leurs émissions de CO2, les voitures de sport sont devenues en quelques heures parées de toutes les vertus et les symboles du respect de l’écologie. Brillant renversement de situation que l’on doit à la puissance des bureaux d’études de Porsche et Ferrari à et leur capacité d’adaptation.

Travaillant pour tous les constructeurs du monde entier, les ingénieurs de Weissach nous livrent un sensationnel roadster dont les lignes renvoient inévitablement à la Carrera GT. Différence de taille toutefois : ce bijou technologie embarque une propulsion hybride qui lui permet d’abaisser sa consommation à 3 litres/100 km et les émissions de C02 à 70 g/km. Aucun véhicule hybride du marché n’a encore été capable d’atteindre ce chiffre record ! L’année de l’anniversaire de la première victoire de Porsche aux 24 Heures du Mans, cette 918 Spyder réussit même à tourner plus vite que la Carrera GT sur la boucle nord du Nürburgring avec un temps de moins de 7 minutes 30. Pour atteindre un tel niveau de performances, cette barquette marie un V8 3,4 litres de 500 ch hérité du RS Spyder de course à deux moteurs électriques (un à l’avant, un à l’arrière) délivrant 218 ch. Au total, la puissance atteint plus de 720 ch pour un poids de 1 490 kilos grâce à une construction en fibre de carbone. La puissance est transmise par une boîte PDK à double embrayage à 7 rapports. Les batteries lithium-ion sont rechargeables et autorisent une conduite électrique sur 25 km. Chez Porsche, il ne fait pas doute que la 918 Spyder sera produite un jour. Reste à savoir à quelle échéance.





Chez Ferrari, la date de commercialisation du premier véhicule hybride de son histoire est programmée dans trois ans. Le temps de développer le système équipant le démonstrateur HY-KERS présenté à Genève. Développée autour d’une 599 GTB Fiorano, la technologie Ferrari reprend le même principe que le KERS des Formule 1.

Le moteur électrique atteint une puissance de 110 ch. Associé au V12 6 litres, la puissance culmine à 730 ch pour des émissions en baisse de 35 %. Toute l’originalité du système de Ferrari repose sur des batteries lithium-ion plates logées sous le plancher alors le moteur électrique est intégré au carter de la boîte de vitesses. Placé à l’avant, le générateur assure les fonctions stop & start et l’alimentation des accessoires.


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